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1er
Septembre 2008 : « Le gouvernement
doit présenter un front uni pour lutter contre la
récession »,
éditorial,
DAILY TELEGRAPH
2 Septembre 2008 :
« De nouvelles idées ne feront pas changer d’avis les
électeurs »,
Peter Riddell,
TIMES
3 Septembre 2008 :
« Le gouvernement renonce à la prudence au moment où il en
aurait le plus besoin »,
éditorial,
DAILY TELEGRAPH
4 Septembre 2008 :
« La baisse de la livre sterling est un mal nécessaire »,
éditorial,
FINANCIAL TIMES
5 Septembre 2008 :
« La conjoncture économique n’est peut-être pas aussi
catastrophique qu’il y paraît »,
Martin Wolf,
FINANCIAL TIMES
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- 1er
Septembre 2008 : « Le gouvernement doit
présenter un front uni pour lutter contre la
récession »,
éditorial,
DAILY TELEGRAPH
Pendant dix ans, le nouveau Labour a promis la
stabilité économique. Le Chancelier de l’Echiquier,
Alistair Darling, dresse aujourd’hui un sombre
tableau, en affirmant que la situation n’a jamais
été aussi mauvaise depuis 60 ans. Une chose est
sure : depuis son arrivée au pouvoir, le
gouvernement travailliste a gaspillé les bénéfices
de la croissance par des dépenses publiques
excessives. Il doit maintenant résister à la
tentation de politiques populistes qui pourraient
s’avérer, à long terme, irresponsables. Il devrait
en revanche réduire ses dépenses et abaisser les
impôts. Le programme, qui va être annoncé cette
semaine, risque malheureusement de ne pas aller dans
cette direction. Et dans le même temps les membres
du gouvernement continuent de se poignarder.
Mr. Darling a peut-être raison de ne pas accepter
l’optimisme peu plausible affiché par Mr. Brown.
Mais si le gouvernement veut encourager la reprise,
il doit réapprendre l’importance de la
responsabilité collective et présenter un front uni
pour défendre ses politiques.
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- 2
Septembre 2008 : « De nouvelles idées ne
feront pas changer d’avis les électeurs »,
Peter Riddell,
TIMES
Le renvoi d’Alistair Darling ne résoudrait pas les
problèmes de Gordon Brown. Il pourrait même les
aggraver. Trois facteurs sont à prendre en
considération : le Premier ministre et le Chancelier
de l’Echiquier ont-ils irrémédiablement perdu
confiance l’un dans l’autre ? Probablement pas
encore. Mr. Darling a-t-il perdu la confiance du
public, de la City et des chefs d’entreprises ? Il
est en tous cas fort vulnérable sur ce point.
Y-a-t-il un successeur crédible pour le poste de
Chancelier de l’Echiquier ? Pas vraiment. Les
derniers sondages montrent l’importance de la
déception du public à l’égard du Labour et de
Mr. Brown, et cela va bien au-delà de Mr. Darling.
Alors même que le Premier Ministre se prépare à une
offensive pour la relance de l’économie, les
électeurs restent sceptiques. Ils souhaitent de
nouvelles mesures pour aider les plus démunis et le
marché de l’immobilier, mais pour la majorité ne
pensent pas que cela améliorera réellement la
situation économique. Les Britanniques ne croient
plus dans le gouvernement Brown et quoi que celui-ci
dise ou fasse ne les fera probablement pas changer
d’opinion.
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- 3
Septembre 2008 : « Le gouvernement renonce à
la prudence au moment où il en aurait le plus
besoin »,
éditorial,
DAILY TELEGRAPH
Les mesures annoncées par Gordon Brown sont un
mauvais instrument pour relancer un gouvernement en
train de sombrer. Face aux menaces de récession,
confirmées par l’OCDE, il aurait fallu qu’il montre
de l’audace et de la conviction pour regagner la
confiance des électeurs. Au lieu d’un « big bang »,
il nous présente un pétard mouillé. L’exemption,
pendant un an, des droits fiscaux sur l’achat des
biens immeubles de moins de 175.000 livres sterling
aidera un certain nombre d’acheteurs potentiels,
mais ne relancera pas un marché moribond. Elle
coûtera en revanche 600 millions de livres au Trésor
qui semble incapable de dire d’où viendront les
fonds. Où est la prudence dont Mr. Brown se vantait
tant ? La dette publique atteint près de 25
milliards pour le premier trimestre de cette année,
un record depuis 1946. Un redressement de l’économie
ne peut pas être espéré tant que le gouvernement n’a
pas le courage de réduire ses dépenses et de vivre
selon ses moyens.
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- 4
Septembre 2008 : « La baisse de la livre
sterling est un mal nécessaire »,
éditorial,
FINANCIAL TIMES
La baisse de la livre, amorcée l’année dernière,
tourne à la déroute. Le Royaume-Uni est exposé sur
trois fronts : un immobilier surestimé, des
consommateurs les plus endettés du monde, et une
économie particulièrement dépendante des services
financiers. Le sterling a beaucoup souffert des
derniers développements, mais c’était inévitable car
il était trop fort. Il a retrouvé son taux moyen et,
à long terme, lorsque le pétrole de la Mer du Nord
sera épuisé et qu’il faudra en importer davantage,
il diminuera vraisemblablement encore. Le
gouvernement doit attendre plutôt que de continuer à
prendre des mesures précipitées qui portent atteinte
à la confiance des investisseurs. C’est la Banque
d’Angleterre qui doit se préoccuper de la baisse de
la livre. Le Comité de politique monétaire, face à
la hausse du coût des importations, devra serrer la
vis pour diminuer l’inflation. La chute du sterling
est nécessaire. Elle risque d’être douloureuse, mais
il n’y a aucune raison de céder à la panique.
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- 5
Septembre 2008 : « La conjoncture économique
n’est peut-être pas aussi catastrophique qu’il y
paraît »,
Martin Wolf,
FINANCIAL TIMES
Tandis que le gouvernement vient de perdre une
nouvelle bataille (les fournisseurs d’énergie ont
refusé de contribuer à un fond de 1 milliard de
livres sterling pour aider les familles les plus
pauvres à payer leurs factures), Martin Wolf cherche
à relativiser les pronostics catastrophiques portés
sur l’économie britannique. Alistair Darling assure
que la situation n’a jamais été aussi mauvaise
depuis 60 ans. L’OCDE annonce une vraie récession.
Mais un retour au début des années 80 ou 90 est peu
plausible : les taux d’intérêt, contrairement à ce
qui s’était passé alors, n’ont pas brusquement
augmenté ; le lien entre le marché de l’immobilier
et les dépenses à la consommation est exagéré ; et
la baisse de confiance des consommateurs et des
producteurs ne présume en rien de leurs réactions
ultérieures. Le prix des maisons peut certes
continuer de baisser, mais une chute des prix ne
réduit en rien la richesse nationale. La diminution
de la livre n’est pas un problème, mais plutôt une
solution. C’est la possibilité de ce genre
d’ajustement qui a justifié notre refus d’entrer
dans l’euro et c’est ce qui permet de repousser une
réduction des taux d’intérêt. Il est évidemment
toujours possible d’envisager des scénarios de
cauchemar, mais c’est là que la confiance joue un
rôle vital. Un gouvernement faible représente un
risque. Les politiques qu’il introduit ne doivent
pas porter atteinte à cette confiance ou remettre en
cause ses engagements en matière de stabilité
monétaire et budgétaire. Le Premier ministre sait
cela, le Chancelier de l’Echiquier doit aussi le
savoir. Ils doivent conserver la tête froide, même
s’ils sont les seuls.
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